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mardi 20 octobre 2026
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Togo: le projet KAFACI renforce la recherche pour une gestion durable des ravageurs et maladies des cultures maraichers

Feuilles de Gombo

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la rédaction
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L’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), avec l’appui de KAFACI, mène un projet visant à améliorer la gestion des ravageurs et maladies de la tomate, de l’oignon et du gombo au Togo. L’objectif est de réduire les pertes agricoles et de promouvoir des méthodes de lutte efficaces, durables et respectueuses de la santé humaine et de l’environnement.

Le maraîchage constitue un maillon essentiel de l’économie agricole et de la sécurité alimentaire au Togo. La culture de la tomate, de l’oignon et du gombo contribue à la diversification alimentaire, à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus des ménages, notamment ceux des femmes et des jeunes. Toutefois, la productivité de ces spéculations reste confrontée à de nombreuses contraintes phytosanitaires, notamment les maladies et les ravageurs qui occasionnent d’importantes pertes de récoltes.

Pour répondre à ces défis, le projet intitulé « Gestion durable des ravageurs et maladies des cultures maraîchères (oignon, tomate et gombo) au Togo et en Afrique de l’Ouest » ambitionne de promouvoir des méthodes de lutte intégrée efficaces, accessibles aux producteurs et respectueuses de l’environnement.

La mise en œuvre de ce projet bénéficie du soutien de KAFACI, une initiative de coopération entre la Corée et les pays africains dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Cet accompagnement constitue un levier important pour la conduite des activités scientifiques, la mobilisation des équipes pluridisciplinaires, les prospections sur le terrain, la caractérisation des bioagresseurs en laboratoire ainsi que le renforcement des compétences des ressources humaines.

Grâce à cet appui, des investigations ont été menées dans les régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Ces travaux ont permis de collecter des échantillons, d’échanger avec les producteurs et de documenter davantage les problèmes phytosanitaires affectant les cultures ciblées.

Selon Dr TEDIHOU Ekanao, ingénieur agronome, phytopathologiste et chercheur sur le projet, les premières investigations réalisées dans les régions Centrale, de la Kara et des Savanes révèlent une forte présence de bioagresseurs affectant les cultures ciblées.

Les analyses ont notamment mis en évidence des champignons du genre Fusarium, associés au flétrissement de 27 % des plants de tomate et de 12 % des plants de gombo examinés. Sur l’oignon, l’incidence de la pourriture des bulbes atteint 54 % dans la région des Savanes. En outre, certaines localités enregistrent des taux d’infestation pouvant atteindre 100 % sur le gombo.

Ces résultats soulignent l’importance d’un diagnostic phytosanitaire fiable et d’une surveillance renforcée pour prévenir les dégâts et mieux protéger les récoltes. Ils mettent également en évidence les risques liés à l’utilisation excessive des pesticides chimiques, d’où l’intérêt d’explorer des solutions de lutte intégrée et biologique adaptées aux conditions locales.

Au-delà de l’identification des bioagresseurs, le projet ambitionne de contribuer à la mise en place d’un système national de prévention, de détection précoce et d’alerte phytosanitaire. La constitution d’une base de données, le renforcement des capacités des laboratoires et la formation des ressources humaines figurent parmi les acquis et perspectives de cette initiative.

Sur le volet curatif, l’identification des agents responsables des maladies et des organismes auxiliaires permettra de développer et de valider des méthodes de lutte adaptées aux conditions locales, en privilégiant notamment la lutte intégrée et les solutions biologiques lorsqu’elles se révèlent efficaces.

La première année a également favorisé l’implication de deux étudiants de premier cycle dans les travaux de recherche. Un rapport technique est en cours de finalisation et trois articles scientifiques sont en préparation.

Pour Dr TEDIHOU Ekanao, la poursuite des recherches et de la coopération avec KAFACI est essentielle pour valider les résultats, développer des méthodes de lutte adaptées et faciliter leur appropriation par les producteurs.

À terme, cette initiative devrait contribuer à réduire les pertes agricoles, à améliorer la productivité maraîchère, à préserver l’environnement et à renforcer la sécurité alimentaire ainsi que les revenus des ménages agricoles au Togo.
Dr TEDIHOU Ekanao chercheur sur le projet KAFACI

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Champ de tomates

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