Intégrales Togo NewsL'information dans toute sa diversité

mardi 1 septembre 2026
Background Hands

Tsévié : WiLDAF-Togo mobilise les acteurs de la société civile de la région Maritime contre les violences basées sur le genre

Les participants à la rencontre d'échange sur les VBG

""

""
la rédaction
🔒Le partage social nécessite votre consentement aux cookies (icône verte en bas à gauche)

Une quarantaine d’acteurs de la société civile de la région Maritime ont pris part, les 27 et 28 août 2026 à Tsévié, à une rencontre régionale d’échanges consacrée aux violences basées sur le genre (VBG). L’initiative, portée par WiLDAF-Togo, vise à renforcer le dialogue, le partage d’expériences et les actions de prévention et de lutte contre les VBG dans les communautés.

Les acteurs de la société civile de la région Maritime se sont retrouvés à Tsévié autour de la problématique des violences basées sur le genre. Organisée par Women In Law and Development in Africa (WiLDAF-Togo), cette rencontre a réuni une quarantaine de participants, parmi lesquels des responsables d’associations engagées dans la promotion des droits des femmes, des leaders communautaires, religieux et traditionnels.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général de la commune de Zio 1, M. AKAKPO Lawoutéma, représentant le maire, en présence de la Directrice exécutive de WiLDAF-Togo, Mme KPEDJI Anne Colette.

Cette rencontre régionale s’inscrit dans le cadre du projet DEZON et du sous-projet « Appui au Leadership des Femmes et Jeunes Filles au Togo par l’Accès au Droit et à la Justice (PALJADJ) », financé par la coopération allemande et mis en œuvre par la GIZ, en collaboration avec le ministère chargé des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.

Durant deux jours, les participants ont échangé sur les différentes formes de violences basées sur le genre et leurs manifestations dans les communautés. L’objectif était notamment de renforcer les capacités des acteurs à prévenir et combattre ces violences, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques.

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général de la commune de Zio 1 a souligné la nécessité d’une mobilisation collective face à ce phénomène.

« Une société ne peut véritablement parler de progrès lorsque certains de ses enfants, notamment les filles et les femmes, vivent encore dans la peur, le silence ou la violence. La lutte contre les violences basées sur le genre est donc plus qu’un engagement, c’est une responsabilité collective et un devoir envers notre société », a déclaré M. AKAKPO Lawoutéma. Il a, par ailleurs, souhaité la bienvenue aux participants, tout en réaffirmant l’engagement de la commune de Zio 1 à accompagner les initiatives visant à promouvoir les droits des femmes et des filles.

Les travaux ont permis aux participants d’identifier les différentes formes de VBG présentes dans leurs communautés, leurs manifestations ainsi que les causes et facteurs favorisant leur persistance. Les participants ont également partagé leurs expériences en matière de prévention, de protection et de prise en charge des victimes. Ces échanges ont permis de mettre en lumière les défis et insuffisances rencontrés sur le terrain et de rechercher collectivement des pistes de solutions.

WiLDAF-Togo a ouvert les travaux par une présentation introductive consacrée aux VBG, à leurs différentes formes et à leurs manifestations. Cette présentation a été suivie d’échanges d’expériences entre les différents acteurs sur les situations rencontrées dans les communautés, les réponses apportées et les bonnes pratiques développées.

Des études de cas ont également permis aux participants d’analyser des situations concrètes de violences basées sur le genre, leurs causes, leurs conséquences ainsi que les mécanismes de prévention et de prise en charge.

Les travaux de groupe ont constitué un autre temps fort de la rencontre. Ils ont permis d’identifier les principales formes de VBG, les violences récurrentes, leurs causes, les difficultés rencontrées dans leur prévention et leur prise en charge, ainsi que les pistes de solutions.

Les différentes réflexions ont ensuite été restituées en plénière et suivies de discussions. Une réflexion collective a finalement permis de dégager et de prioriser une thématique susceptible de faire l’objet d’une action de plaidoyer.

Le Secrétaire général de la commune de Zio 1 a salué l’initiative de WiLDAF-Togo et l’engagement de ses différents partenaires dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion des droits des femmes et des jeunes filles.

Il a rappelé que la commune de Zio 1 mène déjà plusieurs initiatives dans ce domaine, notamment à travers les projets « Centre de promotion féminine dans la commune de Zio 1 » et « Égalité femmes-hommes dans les communautés ».

« La commune de Zio 1 entend pleinement jouer sa part dans cette lutte. Sur les questions des violences basées sur le genre, notre commune s’est profondément impliquée à travers plusieurs initiatives », a fait savoir M. AKAKPO Lawoutéma.

Selon lui, ces initiatives ont notamment permis à la commune de disposer d’un point focal qui, avec l’appui des partenaires locaux, mène des activités de formation, de sensibilisation et de mobilisation autour de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de la promotion des droits des femmes et des jeunes filles.

Prenant la parole, la Directrice exécutive de WiLDAF-Togo, Mme KPEDJI Anne Colette, a remercié les autorités, les partenaires et les participants pour leur présence et leur engagement aux côtés de l’organisation.

Elle a expliqué que le choix du thème s’inscrit dans la vision de WiLDAF-Togo de renforcer le leadership féminin à travers une meilleure connaissance des droits et un accès effectif à la justice.

« Il ne peut y avoir de véritable leadership des femmes sans connaissance de leurs droits, sans capacité à les faire valoir et sans un accès effectif à la justice. Une femme qui connaît ses droits est une femme mieux armée pour défendre sa dignité, prendre des décisions, participer à la vie de sa communauté et contribuer aux transformations de sa société », a souligné Mme KPEDJI Anne Colette.

La Directrice exécutive a également relevé les difficultés auxquelles les femmes restent confrontées malgré les avancées enregistrées en matière d’égalité.

« Les violences basées sur le genre, les discriminations, les difficultés d’accès aux ressources, les obstacles à leur participation aux espaces de décision et la méconnaissance des mécanismes de recours constituent encore des freins importants à leur pleine participation à la vie sociale, économique et politique de notre pays », a-t-elle indiqué.

Pour Mme KPEDJI Anne Colette, l’accès aux droits et à la justice dépasse le seul cadre juridique. Il constitue également un facteur essentiel d’autonomisation des femmes et de renforcement de leur leadership.

« L’accès aux droits et à la justice ne doit pas être considéré comme une question réservée aux juristes ou aux professionnels du droit. C’est un enjeu de pouvoir, d’autonomie et de leadership », a-t-elle ajouté.

Au terme de la rencontre, la Directrice exécutive de WiLDAF-Togo a exprimé sa gratitude à l’ensemble des personnes et institutions ayant contribué à la réalisation de l’initiative, notamment à la GIZ, pour son accompagnement, ainsi qu’aux autorités de la commune de Zio 1 pour avoir accepté d’accueillir cette rencontre régionale.

À travers cette initiative, WiLDAF-Togo entend ainsi renforcer la synergie entre les différents acteurs intervenant dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre, afin de favoriser des réponses plus efficaces et adaptées aux réalités des communautés.
La table d'honneur des officiels

""

La Directrice Exécutive de WiLDAF -Togo

""